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Vendredi 23 novembre 2007
Edition Fleuve Noir , collection Feu n° 90, 1968

Tandis que la "Grande guerre" fait rage dans les plaines de Flandres et d'artois et que les fantassins, couverts de boue, se trainent dans les tranchées et les trous d'obus, là-haut, dans le ciel, les "as" de l'avaiation débutante mènent leur fascinant ballet de la mort.

Les "as"... Une légende glorieuse les entoure encore, ces hommes qui faisaient la guerre au-dessus des nuages, dans un ruissellement de feu et de soleil et n'interrompait leurs exploits que pour finir en flammes, comme des archanges fourdoyés.

Lorsqu'ils étaient au sol pourtant, ces archanges, quelle était leur vie quotidienne, leurs joies, leurs soucis, leurs plaisirs, leurs amours et leurs haines? De quoi étaient-ils faits, au fond d'eux-mêmes, et à quoi rêvaient-ils dans les heures qui précédaient leur envol et le combat?

Frederick e smith nous conte tout cela dans le VOL des VAUTOURS, incontestablement le plus beau roman qu'il ait écrit depuis l'inoubliable ESCADRILLE  633. Fasciné par l'aviation de Guerre, l'auteur a apporté dans ce livre tout le soin, la minutie, la parfaite connaissance de son sujet, mais aussi toute la passion pour son sujet et ses personnages, que nous avions admirés dans son précédent roman.

Seymour, l'as des as, fascinant et inquiétant; Mac Connell, le pur et le tendre; Bush, trop humain; Helen, adorable et désespérée sont autant de personnages que nous n'oublierons plus...


AUTRES ROMANS DE L'AUTEUR :
par Cargo du soir publié dans : LIVRES et AUTEURS communauté : Bibliophile et bédéphile
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Vendredi 23 novembre 2007
Voici un article du monde traduisant les propos des verts allemands qui nous promettent un futur idylique. En effet les arguments proposés semblent séduisants, qu'en est-il exactement ? Ce qui est dommageable c'est de les opposer au nucléaire seul gage à ce jour d'une réelle indépendance énergétique.


Tout d'abord examinons concrètement ce qui nous est annoncé ici :

  1. La construction d'une centrale électrique classique à Gaz , accessoirement associée à une installation solaire : fondamentalement on brûle des énergies fossilles et on produit toujours du CO2.
  2. La construction d'une ligne haute_tension de 3000 km entre le sahara et l'allemagne, défigurant au passage la Sardaigne.
  3. Coté indépendance énergétique, c'est pas vraiment l'idée principale de la solution.
On peut ainsi douter de l'honnêté intellectuelle des écolos allemands qui sont dans une impasse idéologique de part leur opposition dogmatique au nucléaire.
La seule solution raisonnable n'est-elle pas la complémentarité des modes de production??


Production de courant de l'Allemagne

L’Allemagne est en train d’augmenter fortement la production de courant par des énergies renouvelables. Jusqu’en 2020, l’Allemagne veut définitivement abandonner l’énergie nucléaire (année: 2005).

Production de courant de la France
La France est le pays classique de l’énergie nucléaire. Le remplacement de vieilles installations et l’extension ultérieure de la production de courant auront probablement lieu par de nouvelles centrales nucléaires. La France a déjà décidé la construction de la première EPR 1600 (année: 2005).



Le Sahara générateur d'électricité ?

LE MONDE | 17.11.07 | 14h54  •  Mis à jour le 17.11.07 | 14h54


Oubliez les réacteurs nucléaires en Lybie : l'avenir de l'énergie dans les pays du sud de la Méditerranée n'est pas l'atome, mais le soleil.

Un groupe d'ingénieurs allemands en a convaincu le gouvernement de Berlin et des partenaires du pourtour de la mer. Leurs arguments progressent aussi à Bruxelles, où deux parlementaires européens, Rebecca Harms (les verts-de) et Anders Wikjman, organisent un colloque le 28 novembre sur un des projets technologiques les plus ambitieux de l'époque.

L'idée est forte et simple :

L'énergie solaire illuminant le Sahara est très abondante. Si l'on pouvait en récupérer une fraction, celle-ci couvrirait une part notable des besoins en énergie des pays méditerranéens, mais aussi de l'Europe. Or les technologies solaires ont suffisamment progressé pour que cette perspective devienne réaliste.

Sur le papier, le raisonnement est imparable :

"Les déserts chauds couvrent environ 36 millions de km2 sur les 149 millions de km2 de terres émergées de la planète, explique le physicien Gerhard Knies, inspirateur du projet TREC (Trans-Mediterranean Revewable Energy Cooperation). L'énergie solaire frappant chaque année 1 km2 de désert est en moyenne de 2,2 térawattheures (TWh), soit 80 millions de TWh par an. Cela représente une quantité d'énergie si considérable que 1 % de la surface des déserts suffirait pour produire l'électricité nécessaire à l'ensemble de l'humanité."

Dès lors, il devrait être possible, en multipliant les centrales solaires dans le désert, d'alimenter les pays riverains. Voire les pays européens.

L'idée, dans l'air depuis longtemps, commence à se formaliser en 2002, lorsque Gerhard Knies, convaincu de la première heure, contacte la section allemande du Club de Rome. Une réunion d'experts a lieu début 2003 : le gouvernement, séduit, accepte de financer une étude approfondie. Celle-ci, menée par le Centre aéronautique et spatial allemand (DLR, l'équivalent du CNES français) et rédigée par l'ingénieur Franz Trieb, est publiée en 2005 et 2006. Elle conclut à la faisabilité du projet avec les technologies existantes.

Concrètement, quelles infrastructures cela impliquerait-il ? La production d'énergie serait assurée par des centrales thermiques à concentration, dans lesquelles des miroirs font converger la lumière du soleil. La chaleur de celle-ci peut échauffer de la vapeur (employée pour faire tourner des turbines), mais elle peut aussi être stockée dans des réservoirs de sels fondus qui la restituent pendant la nuit. L'énergie résiduelle de la production d'électricité pourrait également servir, par le procédé dit de cogénération, à dessaler l'eau de mer - une préoccupation importante pour les pays du sud de la Méditerranée. Les experts estiment par ailleurs que le transport de l'électricité vers les pays du Nord, malgré d'inévitables pertes en ligne, resterait avantageux, dans la mesure où l'irradiation est deux fois supérieure dans le désert à ce que l'on observe en Europe.

Le point-clé du projet, bien évidemment, reste sa rentabilité économique. D'après ses défenseurs, celle-ci serait au rendez-vous. "Aujourd'hui, une centrale solaire thermique produit l'électricité à un coût situé entre 0,14 et 0,18 euro par kilowattheure (kWh). Si une capacité de 5 000 mégawatts (MW) était installée dans le monde, le prix pourrait se situer entre 0,08 et 0,12 euro par kWh, et pour 100 GW, entre 0,04 et 0,06 euro par kWh", précise Franz Trieb.

"L'idée de TREC tient la route, renchérit Alain Ferrière, spécialiste de l'énergie solaire au CNRS. Elle table sur le fait que l'on a besoin de développer la technologie pour en faire baisser le coût." Pour l'instant, en effet, les centrales solaires se comptent sur les doigts de la main, en Espagne, aux Etats-Unis, ou en Allemagne. De plus, elles s'installent souvent sur des zones agricoles ou végétales, ce qui, d'un point de vue environnemental, n'est guère satisfaisant. La centrale de 40 MW de Brandis, en Allemagne, couvrira ainsi de panneaux solaires 110 hectares de bonne terre. Dans le désert, ce gaspillage d'espace est moins préoccupant. D'où l'intérêt croissant porté au concept de TREC par plusieurs compagnies d'électricité en Egypte et au Maroc. Et, plus encore, en Algérie.

Détenteur d'un des potentiels solaires les plus importants de tout le bassin méditerranéen, ce pays a annoncé, en juin, un plan de développement assorti d'un calendrier, qui devrait être mis en oeuvre par la compagnie NEAL (New Energy Algeria). Le 3 novembre, l'acte fondateur du projet a été effectué par le ministre de l'énergie Chakib Khalil, qui a posé la première pierre d'une installation hybride, comprenant une centrale à gaz de 150 MW et une centrale solaire de 30 MW, dans la zone gazière de Hassi R'mel (Sahara). Son ouverture est prévue pour 2010. Une première étape vers ce qui pourrait, une fois réduits les coûts de production, devenir à terme une installation majoritairement solaire.

Le 13 novembre, une autre étape a été franchie : le PDG de NEAL, Toufik Hasni, a annoncé le lancement du projet d'une connexion électrique de 3 000 km entre Adrar, en Algérie, et Aix-la-Chapelle, en Allemagne. "C'est le début du réseau entre l'Europe et le Maghreb. Il transportera de l'électricité qui, à terme, sera solaire à 80 %", affirme M. Hasni, interrogé par Le Monde. L'Europe s'étant fixé un objectif de 20 % d'électricité d'origine renouvelable d'ici à 2020, cette perspective pourrait intervenir à point nommé. Les financements de la connexion Adrar - Aix-la-Chapelle restent cependant à boucler.

 

Comme restent à aborder les conséquences négatives que pourrait avoir sur le paysage la création d'un réseau à haute tension entre le Maghreb et l'Europe.

Côté positif, le recours au soleil pourrait en retour contribuer à résoudre certains problèmes lancinants des pays arabes. Un volet du projet TREC envisage ainsi une centrale solaire dans le désert du Sinaï pour alimenter la bande de Gaza, qui manque cruellement d'électricité. Un autre imagine d'installer au Yémen une centrale permettant de dessaler l'eau de mer : une urgence pour la capitale, Sanaa, qui sera confrontée à l'épuisement de ses réserves d'eau souterraine d'ici quinze ans.

Plus globalement, le développement de l'énergie solaire, soulignent ses promoteurs, pourrait servir la cause de la paix en devenant un substitut crédible à l'énergie nucléaire. Celle-ci, comme le montre le cas iranien, pouvant toujours favoriser un développement militaire.

Hervé Kempf



New Energy ALgeria (NEAL)

NEAL (New Energy ALgeria), which is Algeria's renewable energy agency, is a new company established by the Algerian government and Algeria's national energy companies to encourage domestic production, use, and export of renewable energy. On June 5, 2002, Algerian Energy and Mines Minister Chakib Khelil apprised U.S. Secretary of Energy Spencer Abraham of Algeria's intention to create a renewable energy agency. Minister Khelil requested Department of Energy (DOE) assistance in establishing NEAL, and the Secretary agreed. ORNL is providing technical assistance to DOE and NEAL to foster international collaboration on renewable energy technologies and introduce U.S. companies to NEAL. Past and upcoming events include:



Centrale combinée à gaz

 

Centrale combinée à gaz

 

Le terme de centrale combinée désigne une «centrale turbo-électrique combinée à vapeur et à gaz».

Dans les pays de langue allemande, on utilise aussi l’abréviation GuD, ce qui signifie centrale à gaz et à vapeur.

 En anglais, la désignation courante est «CCGT», ce qui signifie «Combined Cycle Gas Turbine Power Plant».


L’installation combinée est une combinaison d’un procédé à haute température (turbine à gaz) avec un procédé à basse température (turbine à vapeur) avec l’effet d’obtenir un haut rendement électrique global de l’installation.

Dans une installation combinée, la chaleur est générée par la combustion de combustibles fossiles dans la turbine à gaz et éventuellement, en plus, dans la chaudière de récupération (combustion additionnelle).

 La vapeur produite dans la chaudière est dirigée vers une turbine à vapeur qui entraîne un générateur conjointement avec la turbine à gaz ou séparément.

Le gaz naturel est utilisé la plupart du temps comme combustible. Le gazole est également possible en remplacement ou comme alternative.

L’installation combinée à combustion au gaz est dans le monde, avec la centrale au charbon, la technologie aujourd’hui la plus utilisée dans la production thermique conventionnelle de courant.

 Points forts
  • Technologie perfectionnée; éprouvée et utilisée dans le monde entier
  • Rendement électrique très élevé d’aujourd’hui près de 60%
  • Puissances unitaires de 200 à 1000 MW
  • Faibles coûts des capitaux
  • Temps nécessaire pour la planification et la réalisation: 5 à 7 ans en Suisse, à l’étranger encore moins
  • Haute fiabilité de service
  • Meilleure acceptation que p. ex. les centrales au charbon
  • La plus faible émission de CO2 de toutes les installations thermiques fossiles
  • Utilisable pour la charge moyenne et de base

Points faibles

  • Combustibles fossiles épuisables comme énergie primaire
  • Emissions de CO2 (environnement/Kyoto)
  • Grande sensibilité aux prix des combustibles (part élevée des coûts de combustible)
  • Exposée à une taxation possible du CO2
  • Pratique d’autorisation non éprouvée en Suisse

Chances

  • Rendement électrique plus élevé de 60 à 65%, plus grandes puissances unitaires
  • Nouveaux concepts d’installation (installation combinée à gazéification du charbon intégrée)
  • Nouveaux combustibles (gaz de charbon, gaz de synthèse)

Risques

  • Forte augmentation des coûts de production avec des coûts des combustibles en hausse, la part des coûts du combustible étant de 70%
  • Augmentation des coûts de production en cas de taxation du CO2
  • Survenance possible d’une résistance politique en raison des émissions de CO2
  • Besoin possible d’extension de l’infrastructure du gaz en Suisse

Situation actuelle

 

Contrairement à ce qui est le cas dans la plupart des pays européens, en Suisse, les centrales électriques thermiques conventionnelles jouent un rôle pratiquement négligeable pour la production de courant. De loin la plus grande centrale thermique de Vouvry au Valais (combustible: mazout), fournissant une puissance de 284 MW, a été mise hors service en 1999.

Il n’y a pas en Suisse d’installations combinées servant exclusivement à la production du courant. La puissance électrique installée des centrales thermiques combinées en Suisse se monte à quelque 110 MW. Toutes ces installations sont soit des centrales thermiques à distance, soit des installations de production combinée de chaleur et d’électricité industrielles. La plus grande centrale thermique combinée en Suisse est l’installation «Pierre de Plan» à Lausanne qui produit une puissance électrique de 34 MW.

La quantité totale de courant produite par des installations thermiques conventionnelles en Suisse (sans centrales nucléaires) se monte en gros à 3000 mio. de kWh, ce qui correspond à une part de 4,7% de la quantité de courant produite en 2003. La plus grande partie de cette production provient d’installations d’incinération d’ordures ménagères et d’installations de production combinée de chaleur et d’électricité industrielles.

 
 
 

Coûts

 
 
 

Les coûts moyens spécifiques de production de courant d’installations combinées se situent aujourd’hui entre approximativement 4,9 et 6,3 cts/kWh, suivant la taille de l’installation et le type de turbine à gaz. Environ 70% de ces coûts proviennent de ceux du combustible.

 

 

 

Domaine de mise en oeuvre

 

Jusqu’ici, les installations combinées ont été en majeure partie mises en oeuvre pour la production de charges moyennes. Avec les rendements électriques de plus en plus élevés, elles peuvent également être utilisées pour couvrir les besoins en énergie à la chaîne (charge de base).

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par Cargo du soir publié dans : LE CAFE DES AMIS
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Lundi 12 novembre 2007
Le roman du Mississippi
de Bernard Pierre

Le Mississippi est le plus grand fleuve des Etats-Unis. De sa source à son delta, de sa découverte par les explorateurs à nos jours, ce livre nous entraîne à travers le temps et l'espace dans un voyage tout à la fois touristique et historique.

Note de l'éditeur :
Bernard Pierre s'est fait le romancier des fleuves après avoir dirigé de grandes expéditions dans l'Himalaya, en afrique et dans les Andes. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, traduit en de nombreuses langues, couronné par l'Académie française, il a aussi réalisé des films d'exploration.
par Cargo du soir publié dans : LIVRES et AUTEURS communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Dimanche 4 novembre 2007
La Souris Bleue
de Kate Atkinson
Un détective privé enquête à Cambridge sur des affaires non résolues. Ce roman passionnant vous mettra en haleine par sa construction (retours en arrière et anticipations). et par sa vision caustique si britannique, mais si poignante qu'il porte sur notre monde moderne.
par Cargo du soir publié dans : LIVRES et AUTEURS communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Dimanche 4 novembre 2007

BIO-MEDECINE :

Une "super-souris" aux capacités décuplées

LE MONDE | 03.11.07 | 14h54•Mis à jour le 03.11.07 | 14h54

Article paru dans l'édition du Monde du 04.11.07 (remis en forme par Cargo du Soir)


EVENEMENT SCIENTIFIQUE :

Prochainement publié par la revue hebdomadaire américaine Journal of biological chemistry : une équipe de la faculté de médecine de Cleveland (Ohio), dirigée par Richard Hanson, y détaille l'augmentation spectaculaire des performances de souris génétiquement modifiées par ses soins.

LES FAITS OBSERVES :

L'amélioration de leurs capacités à courir s'explique par leur consommation d'oxygène, plus élevée de 40 %, et leur faible production d'acide lactique, fruit de la consommation du glucose par les cellules musculaires, dont l'accumulation entraîne les crampes.

Ce n'est pas tout : si les souris créées par l'équipe de Richard Hanson mangent 60 % plus que les animaux servant à la comparaison, leur poids est deux fois moindre. Leur taux de graisse corporelle est beaucoup plus réduit : deux à trois fois moins que les rongeurs normaux.

A cela s'ajoutent une longévité supérieure et un vieillissement ralenti : à l'âge de deux ans et demi (une souris peut vivre de deux à quatre ans), les animaux de la lignée génétiquement modifiée couraient deux fois plus vite que des animaux témoins âgés de six à douze mois.

LE MODE OPERATOIRE :

L''idée initiale: une modification des traits génétiques portant sur les facultés de synthèse des enzymes mises en jeu dans le métabolisme des cellules musculaires

L'ensemble de ces modifications est lié à la surexpression dans le muscle squelettique d'un gène, celui de l'enzyme "phosphoenolpyruvate carboxykinase cytosolique" (PEPCK-C). Cette enzyme est impliquée dans la synthèse du glucose, le carburant des cellules, et du glycérol, qui se trouve dans les graisses.

Voulant étudier le métabolisme énergétique, les chercheurs de Cleveland se sont logiquement tournés vers cette enzyme clé. Ils ont créé, voici quatre ans, un gène chimérique en combinant un brin d'ADN correspondant à la séquence codant la production de la PEPCK-C et un gène promoteur de l'actine alpha squelettique, une protéine essentielle pour la contraction musculaire.

L'action complémentaire: une sélection génétique des individus

Les premières souris transgéniques exprimaient ce gène dans leurs muscles à un niveau d'une à trois unités par gramme de tissu musculaire. Les chercheurs les ont fait se reproduire entre elles pour obtenir des souris atteignant un niveau de neuf unités par gramme de muscle. Ce sont ces descendants présentant une surexpression du gène PRPCK-C qui ont été étudiés.

Une action surprenante :

Les auteurs soulignent qu'"il est remarquable que la surexpression d'une seule enzyme impliquée dans la voie métabolique puisse entraîner une modification si profonde du phénotype de la souris".

Les points restant à élucider :

  • - déterminer la nature des modifications du cerveau des souris transgéniques, à l'origine de leur comportement particulier,

  • - expliquer pourquoi l'accroissement de leur longévité s'accompagne d'un apport alimentaire fortement augmenté, alors que les études avaient jusqu'alors montré qu'à l'inverse, l'accroissement de la durée de vie est associé à une restriction calorique.

Débat (Cargo du Soir) :

Si l'on considère que jusqu'à présent l'évolution des espèces était dictée à une sélection « naturelle » des individus en fonction de l'adaptation de leurs caractéristiques ou phénotype à leur milieu de vie, on ne peut constater aujourd'hui que l'homme devient chaque jour un peu plus en mesure d'agir sur l'évolution du bagage génétique des individus, permettant désormais une adaptation ciblée de caractéristiques particulières.


On constate aussi que l'observation de ces résultats issus de ces techniques ne permet pas d'agir directement sur un individu précis, mais impose une sélection des individus et un croisement ciblé entre les individus nouvellement marqués, chez qui les effets sont peu visibles, donnant lieu à des individus génétiquement plus marqués au sein de la nouvelle génération.



L'idée qui vient à tout lecteur, est : Et si on appliquait cela à l'homme?



Je serais tenter de répondre pourquoi pas si finalement cela permet à nos descendants d'éviter des misères endurées jusqu'ici par le tout un chacun et de vivre mieux.

Les deux questions qui restent cependant en suspends pour l'homme, sont des questions fondamentales qui ne datent pas d'hier et dont la réponse dépend des valeurs que l'on se donne, et que chacun applique ou pas en accord avec son âme :

  • - la moralité de l'intention des auteurs de ces modifications apportées au génome humain,
  • - le caractère inacceptable de la solution d'une sélection organisée, ciblée des individus, qui va à l'encontre de toute idée de liberté, et de solidarité.

Les pratiques des assurances qui sélectionnent « leurs bons clients » à qui elles proposent de meilleurs tarifs montre bien que nous n'avons pas attendu la génétique pour se livrer à une sélection des individus.

La morale et la génétique ne sont pas sur des chemins identiques. Chacune des deux progresse à son rythme: la science progresse dans son savoir, les valeurs morales évoluent, parfois déclinent, ou se renforcent. Laissons les agir chacune en son domaine...

 

GLOSSAIRE :

enzymes

Les enzymes sont des macromolécules de nature protéique caractérisées par leur activité catalytique qui gouverne des réactions biochimiques spécifiques au sein de l’organisme. Du fait de leur nature protéique, les enzymes sont codées par des gènes présents dans le génome de l’organisme hôte et peuvent bénéficier de l’ensemble de la technologie de l’ADN recombinant à des fins de modification et d’amélioration si nécessaire.

gène
(nom masculin)
Elément des chromosomes par lequel sont transmis les caractères héréditaires de l'individu.
(Anglais: gene).

génotype
(nom masculin)
L'ensemble des gènes d'un individu, qui constituent son hérédité.
(Anglais: genotype).

métabolisme
(nom masculin)
Terme général désignant toutes les réactions par lesquelles les cellules d'un organisme produisent et utilisent l'énergie, maintiennent leur identité, et se reproduisent. Toutes les formes de vie, depuis les algues unicellulaires jusqu'aux mammifères, dépendent de centaines de réactions métaboliques simultanées et précisément régulées, pour leur permettre de survivre, de la conception à la mort, en passant par la croissance et la maturité. Chacune de ces réactions est initiée, contrôlée et achevée par des enzymes ou des catalyseurs chimiques spécifiques, et chaque réaction est coordonnée avec de nombreuses autres réactions à travers l'organisme.

phénotype
(nom masculin)
[biol.] Aspect observable de l'individu, conditionné par son génotype et le milieu environnant.
(Anglais: phenotype).

 



SOURCE :

 

LIVRES DU DOMAINE :

enzymes

par Cargo du soir publié dans : ACTUALITES-EVENEMENTS
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